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Institutions judiciaires

01|03|2016

Lettre à Adil dont la détention provisoire a pris fin

Je t’écris dans la douleur : j’étais ton avocat, si tu es mort en détention c’est forcément en partie de ma faute. Mais c’est aussi parce que je demeure viscéralement certain que tu n’aurais pas dû être en détention provisoire.

Pas à cause de l’innocence que tu criais, pas ici. Ta mort fait que tu es innocent à jamais, puisque tu ne seras jamais jugé, et que l’article préliminaire du Code de procédure pénale clame qu’une personne poursuivie « est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été établie » …

Non, au-delà même, à cause de la détention provisoire elle-même, dont j’affirme qu’il faut, sauf désormais d’enfin rares et uniques vraies exceptions, la supprimer...

Suite de la tribune de Maître Mô en libre accès ici :

Gaz. Pal. 1er mars 2016, p. 3, 259g7

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